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J.-H. Rosny

Publicités pour Linguaphone (1935) avec J.-H. Rosny aîné

15 Avril 2013, 20:38pm

Publié par Fabrice Mundzik

Deux publicités publiées en 1935 pour la méthode d'apprentissage Linguaphone. Voici une retranscription de celle parue dans Journal des mutilés du 22 septembre 1935 :

 

Pourquoi nous avons choisi la Méthode Linguaphone

Des témoignages célèbres nous en confirment les mérites

 

De nombreux amis nous parlaient depuis longtemps de la Méthode Linguaphone, l'ayant utilisée pendant des mois pour plusieurs langues avec des résultats d'une rapidité et d'une perfection étonnantes.

Des écrivains, des savants ont eux-mêmes mis à profit des Cours Linguaphone, appliquant à cette étude leur esprit d'analyse et de pénétration.

Dans la liste extrêmement longue des célèbres du Linguaphone, relevons quelques noms, citons quelques propos qui montrent combien cette méthode est pratique et rapide.

Voici ce qu'écrivait tout récemment, par exemple, le profond observateur qu'est Maurice Maeterlinck :

J'ai tenu à étudier les vertus du « Linguaphone ». C'est fait et je suis convaincu. L'épreuve est décisive. En huit jours, j'ai fait plus de progrès que je n'en avais fait durant un mois de séjour à Londres, dans un milieu, où l'on ne parlait exclusivement que l'anglais.

Je vous félicite et vous présente, etc.

MAETERLINCK.

Voici ce qu'écrit le grand Rosny, à propos du Linguaphone — et l'on reconnaît dans ces quelques lignes, l'ampleur aisée du généralisateur génial :

Le Linguaphone, eh bien ! c'est un de mes rêves, un rêve inexaucé, un rêve qui ne s'exaucera point parce qu'il est trop tard, à moins qu'il n'y ait des Linguaphones de « l'Autre Côté. »

Étudier une langue chez moi, avec le plus patient des maîtres, qui répétera la leçon autant de fois que je voudrai, qui sera prêt à toute heure du jour, du soir ou de la nuit si j'ai des insomnies... Voyons, est-ce qu'on peut souhaiter mieux ?... N'est-ce pas un peu de la féerie, comme l'est d'ailleurs le phonographe, répétiteur lui-même, qui nous permet de « mettre les voix » en bouteilles au point qu'une petite fille de Caruso a reçu l'an dernier 6 millions de « droits de disques » pour la voix de son père. Je me tâte ! Ne vais-je pas essayer tout de même ?

J.-H. ROSNY Aîné,
de l'Académie Goncourt.

Voici Monseigneur Baudrillart, constatant et confirmant les importants services rendus par le Linguaphone dans l'enseignement libre.

Voici Émile Vuillermoz parlant du Linguaphone en critique musical, et qui en vient à déclarer avec raison qu'on s'étonnera plus tard de la lenteur avec laquelle nos éducateurs adoptent un procédé d'enseignement aussi logique.

Voici Bernard Shaw discernant tout de suite combien cette méthode facilite l'étude des langues, et enregistrant lui-même à l'Institut Linguaphone quatre étincelantes causeries sur cette question, comme nous l'indiquons dans une précédente colonne.

Sinclair Lewis apprend le suédois entre la date où le Prix Nobel lui est décerné et le jour où, dans un suédois mieux que correct, il prononce à Stockholm son discoure de remerciement.

Voici Maurice Dekobra, Titaÿna, Odette Pannetier, André Coeuroy, Jean Royère, Lucien Besnard, Edouard Beaudu, journalistes, critiques, auteurs dramatiques, qui ont chacun leur « aventure Linguaphone » à nous conter.

Jean Ajalbert, lui, fixe à propos du Linguaphone, un souvenir inédit, important, sur Mallarmé, professeur d'anglais.

J'ai fait dix fois le tour du monde, et je n'ai guère pu utiliser l'anglais que j'avais appris au lycée. Il est vrai que j'avais comme professeur Mallarmé, qui se bornait à écrire une phrase au tableau, en nous donnant toute l'heure de la classe pour la traduire. Jamais d'exercices de conversation. Je lis l'anglais, je pourrais l'écrire correctement. Je peux demander à boire, mon chemin — mais, sans comprendre les réponses. Ah! si nous avions eu le Linguaphone comme maître ! Le problème des États-Unis de l'Univers sera résolu quand on pourra parler dans sa langue avec le voisin.

Jean AJALBERT,
de l'Académie Goncourt.

Parmi des centaines d'artistes, citons Ninon Vallin, Victor Boucher, Lucien Muratore, Thérèse Dorny, qui ont su dès la première heure discerner les mérites de la Méthode Linguaphone et l'utiliser. Nul, d'ailleurs, n'est mis en présence de ces cours sans être immédiatement conquis par leur facilité, leur agrément.

Le prix réduit obtenu pour les lecteurs du Journal des Mutilés et Combattants leur facilite grandement l'accès à cet enseignement. Et quel avantage énorme pour ceux qui préfèrent payer mois par mois ! Ils n'ont à débourser que cinq versements de 140 francs pour posséder définitivement chez eux cette méthode remarquable, qui pourra servir à toute la famille.

La réalité quotidienne que chacun cherche dans un journal est parfois irritante et triste : crimes de droit commun et crimes politiques, scandales privés et scandales d'argent, accidents.

La vie n'est pourtant pas faite que de ces malheurs. L'ingéniosité humaine et l'industrie créent chaque jour des biens impérissables. Il faut les signaler, les divulguer pour enrichir le patrimoine de tous. C'est ce que nous faisons aujourd'hui en rendant plus accessibles encore aux lecteurs du Journal des Mutilés et Combattants ces cours universellement réputés.

Notez qu'il existe d'autres versions de cette publicité : celles publiées en février 1930, mars 1930 ou en mai 1930 reprennent la même photographie de (que l'on retrouve aussi sur cette carte-postale), mais le texte est légèrement différent.

Publicités pour Linguaphone (1935) avec J.-H. Rosny aîné

Publicités pour Linguaphone (1935) avec J.-H. Rosny aîné

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