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J.-H. Rosny

J.-H. Rosny Jeune "Sous le signe de la beauté" (Ferenczi - 1931)

3 Avril 2013, 12:40pm

Publié par Fabrice Mundzik

"Sous le signe de la beauté" est un roman de J.-H. Rosny Jeune publié par les éditions Ferenczi en mars 1931.

Ce roman raconte une histoire de "Moeurs de Paris" comme le précise la couverture.

S'il n'y a pas grand chose d'intéressant à retenir de cette histoire, il est tout de même possible de s'amuser à relever un grand nombre de références au monde littéraire que J.-H. Rosny Jeune a glissé au gré des pages. Quelques exemples :

  • "Elles avaient lu tous les auteurs qui décrivent les existences des courtisanes modernes, depuis Balzac, si véridique dans son romantisme, jusqu'à Ludovic Halévy et Alphonse Daudet, pleins d'observations aiguisées comme des rasoirs."
  • "Lis donc Balzac"
  • "Si tu avais bien suivi, tu verrais que c'est cela que la Comédie Humaine nous conseille."
  • "La noblesse, c'est pour les héroïnes de la Revue des Deux Mondes..."
  • "C'est la peur des coups de maître Rabelais."
  • "Les machines si compliquées de Balzac, Vautrin, Rastignac, Marsay, qui, jusque là, lui étaient apparues comme des histoires pour jeunes hommes romanesques prenaient une signification..."
  • "Gogol aurait pu ajouter un béquet à son fameux "il vole trop pour sa place"."
  • "Ces gens-là ont lu Poë [sic]."
  • "L'écart entre les sociétés et leur objet, signalés par Balzac et Gonineau, fait le désespoir des grands hommes..."
  • "Ce que Flaubert a appelé l'amour de la platitude, dont il ne fut pas lui-même tout à fait exempt..."
  • "A Dieu vat, cria-t-il enfin, par une réminiscence de Jules Verne qu'il avait tant lu au collège..."

Quelques passages méritent d'être mis en exergue :

"Vous n'avez jamais rien lu d'un nommé Doyle qui vécut riche et heureux pendant quarante ans, en écrivant, sous différentes formes, la Lettre volée et le Crime de la rue Morgue d'Edgar Poë [sic] ?... Il n'a eu besoin d'aucune âme ; le reflet de l'autre lui a suffit... L'honneur et l'argent ont plu sur sa tête... Poë était déjà mort dans la rue, avili et méprisé..."

Sir Arthur Conan Doyle en prend pour son grade... J.-H. Rosny Jeune fait aussi allusion à Sherlock Holmes, page 171, puis page 228 :

"Je vous apporte une affaire merveilleuse, et Dieu sait que le Sherlock Holmès [sic] est à la mode... Si vous incriminez mon petit ami, il n'y a plus de Sherlock Holmès ; car il dira tout..."

Autre pique aux "littérateurs" de l'époque :

"— Ce n'est pas un bon point, quand on n'a pas le sou, de manquer les grandes écoles... Pourquoi ne fait-il pas de la littérature ? Tous les ratés s'y mettent...

— Vous oubliez que Prévost est sorti de Polythechnique dans les premiers..."

Terminons avec un petit clin d'oeil du destin :

"Pierre restait un moment au bord du trottoir, encore tout ébahi...", puis il entra dans le parc de Montsouris... qui se trouve à proximité de la Villa Montsouris : la base opérationnelle de Hareton Ironcastle, occupée le Club de l'Hypermonde.

Le Parc Montsouris se situe aussi à côté de la rue d'Alésia où habita J.-H. Rosny aîné.

J.-H. Rosny Jeune "Sous le signe de la beauté" (Ferenczi - 1931)J.-H. Rosny Jeune "Sous le signe de la beauté" (Ferenczi - 1931)

J.-H. Rosny Jeune "Sous le signe de la beauté" (Ferenczi - 1931)

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